COVID-19 : bas les masques !

Nous vivons des moments épatants.

Après que Mme N’Diaye, porte-parole du Gouvernement, nous eut affirmé que le port de masques était inutile, si ce n’est contre-productif, et qu’il fallait pour les porter un savoir-faire dépassant ses capacités, voici que le Gouvernement auquel elle appartient prétend maintenant à en rendre le port obligatoire jusqu’à la Saint Glin-Glin : le ministre de la Santé prévoit de n’en lever l’obligation que “lorsqu’un vaccin aura été trouvé”, ce qui pourra prendre quelques décennies, si l’on en juge par le temps qu’il a fallu pour ne toujours pas trouver un vaccin contre le SIDA.

Le même ministre de la Santé, leurré par une étude bidonnée mais parue dans The Lancet, se crût le devoir d’interdire immédiatement aux médecins la prescription d’hydroxychloroquine, un médicament largement prescrit depuis des décennies, déclaré vénéneux par son prédécesseur pour des motifs probablement peu avouables, mais dont il avait autorisé l’utilisation par un décret précédent. Vous suivez ? Très vite, les “pieds-nickelés” ayant commis cette étude se sont rétractés, mais pas le ministre, préférant le ridicule à l’inconstance, soutenu par de fidèles seconds couteaux, les Buzyn, Cymes, Lévy, Lacombe, Cohen, et même Berruyer. Tout ont ferraillé avec ardeur contre Raoult, scientifique de niveau mondial ayant eu la mauvaise idée d’avoir raison sur toute la ligne, et qu’il a fallu pour cette raison enfermer dans le camp des “scientifiques populistes”, juste ouvert pour l’occasion. Une nouvelle affaire Dreyfus.

A l’Intérieur et aux Cultes, le ministre en charge a interdit sévèrement les rassemblements de plus de 10 personnes, mais autorisé aimablement toute manifestation possiblement anti-raciste, mais indubitablement anti-policière, qui prendrait prétexte de rendre hommage à un homme tombé sous les coups d’un policier américain, attitude incohérente qu’il a justifiée par un principe novateur selon lequel l’émotion précéderait le droit. Il fallait oser.

Le Secrétariat d’Etat au Numérique n’est pas oublié : il a produit, au bout d’efforts acharnés, une petite application baptisée StopCovid, mise en production juste après la fin de l’épidémie – rien de mieux pour pouvoir affirmer qu’elle fut déterminante dans la Victoire – accueillie sans enthousiasme par le public, mais qui va coûter aux finances publiques rien moins que 200 à 300.000 euros de frais d’hébergement. Par mois. En comparaison, le site de Mme Royal, “Désirs d’avenir”, un WordPress mal ficelé qui à l’époque avait fait ricaner le tout-Paris à cause de son coût exorbitant de 30.000 euros, n’était qu’un gaspillage de débutante.

Peut-être faudrait-il citer aussi le Ministère de l’Industrie. La France qui au début de la pandémie manquait des masques qu’elle avait commandé à tort pour l’épisode H5N1, et malencontreusement détruit, s’est lancé dans une production de masques eco-friendly qu’elle n’arrive plus à vendre aujourd’hui, la filière demandant maintenant des aides à Bercy pour écouler ses stocks. On nage dans le vaudeville.

Élevons le débat à la hauteur de l’Europe ? Parlons un instant de l’essai Discovery, piloté par l’INSERM, donc par le mari de Buzyn, et qui devait fournir des résultats incontestables concernant trois médicaments fort coûteux, et faire enfin cesser toute ambiguïté sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine :  fiasco complet. Il n’aura abouti, en retard, à aucune conclusion, pas même la dangerosité de l’hydroxychloroquine, pourtant testé à 4 fois la dose préconisée par Raoult. A notre connaissance, aucun des responsables de cet échec n’a été sanctionné.

Tout cela n’empêche pas, bien sûr, la machine gouvernementale de fonctionner, et de promulguer, entre autres réussites, la loi liberticide à laquelle la tristement célèbre Mme Avia, mordeuse de chauffeurs de taxi à ses heures, a donné son nom. Ou l’accord de libre-échange avec le Mexique, après le CETA, qui met nos agriculteurs en concurrence frontale avec ceux d’un pays aux normes sociales et environnementales sans rapport avec les nôtres.

Arrêtons là cette liste qui tient du jeu de massacre, et passons au simple examen de la réalité de la Covid-19.

La réalité, ce sont les chiffres de la mortalité, publiés par l’INSEE, qui indiquent que si cette crise a bien causé une sur-mortalité (24.500 personnes entre le 15 mars et le 30 avril), depuis le premier mai, la situation est revenue à l’exacte normale. Certes, la Covid-19 existe toujours, mais à une prévalence tellement faible qu’elle n’a plus aucun impact détectable. Ce sont aussi les chiffres du nombre d’hospitalisations, compilés par France-Info : à ce jour (10/06/20), il s’agit d’un peu plus de 100 hospitalisations par jour sur les 35.000 quotidiennes, à peu près 0,3%, et le nombre de décès s’établit à 20-30 par jour actuellement, sur les 1500 décès quotidiens en France, moins de 2%. Faut-il rappeler, pour comparaison, que le nombre de morts du tabac est d’environ 75.000, 200 par jour, dont 45.000 par cancer ? Que le nombre de disparitions d’enfants est de 51.000 par an, dont un tiers ne seront pas retrouvés ? Que le nombre d’accidents domestiques est de 20.000 par an, et que la grippe saisonnière fait chaque année entre 10 et 15.000 morts ?

La réalité, c’est que la probabilité d’être atteint par la Covid-19 est maintenant tellement faible qu’elle peut être considérée comme nulle. La réalité, c’est qu’une seconde vague, qu’aucun pays au monde n’observe, est hautement improbable. La réalité, c’est que les médias main stream, les grandes firmes, et les politiques, entretiennent une peur qui n’est plus légitime, dans un concours absurde de qui ouvrira le plus grand parapluie.

Ce serait simplement ridicule si cette peur n’avait pas un coût.

Un coût psychologique, pour la partie de population tellement terrorisée par cette menace fictive qu’elle en vient à porter un masque, même en étant seule au volant de son véhicule !

Et un coût économique, faillites et hausse du chômage, qui seront mécaniquement compensés par des hausses de charges, d’impôts et de taxes, donc par une part plus importante de la part fiscalisée de l’économie, celle dont le rendement est le plus mauvais.

Il est plus que temps de dire, simplement, que cette crise n’était pas aussi grave qu’on aurait pu le craindre au début, que nos moyens hospitaliers sont parfaitement en mesure de la traiter, que les mesures dites “barrière”, devenus inutiles, sont abandonnées, que l’état d’urgence sanitaire est abrogé, et que l’on peut commencer, maintenant, à réfléchir sur ce que ces mois de confinement nous ont appris (y compris les enseignements à tirer pour la prochaine épidémie), et nous ont ouvert comme perspectives. Et qu’au final, la vie est belle.

Champagne !

 

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