Vendanges 2020 – Teaser

Les années se suivent, mais les vendanges ne se ressemblent pas, tant notre mère nature est attachée à ce que nous nous ennuyions jamais !

Ainsi des dates : cette année, la conjonction d’un temps chaud, et d’une configuration lunaire très particulière fait que les plus fins observateurs d’entre nous prévoient des vendanges au 14 août, du jamais vu, tandis que les plus anciens voient les premiers coups de sécateurs vers le 20. En tous cas, très tôt. Dès que nous aurons des indications plus précises, nous les publierons ici.

Ainsi des rendements : le rendement maximal à l’hectare est fixé chaque année par un accord solennel entre les trois groupes d’acteurs du vignoble, les vignerons, les coopératives, et les maisons. Et c’est un peu comme l’élection du Pape : le plus souvent, un consensus s’établit assez vite, et ces trois groupes, dont les intérêts ne se superposent pas exactement, publient un accord qui bénéficie à tous. Cette année fait exception : les maisons voudraient mois, les vignerons voudraient plus, à tel point qu’au moment où j’écris, les négociations sont rompues et chacun boude dans son coin. Il n’en reste pas moins que si nous étions accoutumés de récolter entre 10 et 13.000 kilos/hectare, cette année risque fort de se situer entre 7 et 8.000. Autant dire qu’il y aura presqu’un quart de travail en moins.

Ainsi des conditions sanitaires : les inquiétudes liées à la Covid 19 auront disparu bien plus longtemps après que ses effets cliniques (ce qui, d’ailleurs, interroge, mais c’est une autre question). En cas de détection de contamination, nous serons obligés d’isoler le vendangeur concerné, et de tester l’ensemble de l’équipe avec laquelle il aura été en contact. Bref, il y aura un peu de suspense. Pour autant, il faut raison garder, et il est inutile de sombrer dans une paranoïa qui dépasserait de beaucoup le niveau de risque.

Les dates de vendanges 2020.

Elles sont fixées par le Préfet, village par village et cépage par cépage, selon la maturité des raisin, mesurée par le taux de sucre des baies, selon les observations transmises par le réseau MATU.

Pour le moment, donc, elles ne sont pas connues avec certitudes : parions pour un début entre le 15 et le 25 août.

Les rendements non plus, mais il semble raisonnable de tabler sur 7 à 8000.

Les trois équipes

Nous sommes organisés en trois équipes.

  • La grande équipe est composée d’une trentaine de personnes, appartenant aux quatre familles embauchées par Gérard Neuville dans les années 80, maintenant la 3° génération, et elle travaille 5 jours.
  • La petite équipe, ce sont entre quinze et vingt personnes, deux tiers de champenois et un tiers du reste du monde. Elle travaille seulement deux jours : même les parisiens n’ont pas le temps d’attraper mal au dos ! Elle est constituée de cueilleurs et de débardeurs.
  • L’équipe des conducteurs. Ils sont 5, sélectionnés sur la puissance de leurs biceps, et ils sont chargés de convoyer les caisses de raisin vers les pressoirs.

Travailler dans la petite équipe

La petite équipe 2018, au bas de Cuche-Moiselle. Photo traditionnelle inévitable…

La petite équipe arrive en Champagne la veille de la date d’ouverture des vendanges, vers 20H30, où un dîner l’attend. Quelques voitures partent de Paris, le co-voiturage étant hautement bénéfique au bilan carbone de l’opération.

A 8h00 le lendemain, nous sommes dans les vignes.

L’hébergement et la nourriture

Nous sommes logés, nourris, et abreuvés sur place, à Beaunay, chez Jean et Maryse, qui sont les vignerons qui travaillent toute l’année la vigne que nous allons vendanger.

Le travail

Il s’agit d’un travail d’extérieur (il peut pleuvoir, et on peut être mouillé, même si c’est rare), physique (il faut couper du raisin, qui est à 40 cm du sol environ), mais à la portée de tout le monde sauf fragilité particulière du dos. Même si l’ambiance est souvent agréable, il s’agit d’un vrai travail, et non de vacances.

A emmener impérativement :

  • une tenue qui ne craint rien (il n’est pas obligatoire qu’elle soit élégante);
  • un pull pour des matins qui peuvent être frisquets;
  • un vêtement de pluie genre poncho, encore que cette année, cette précaution a toutes les chances d’être inutile;
  • quelque chose pour protéger votre tête, chapeau, bob, panama, ce que vous voudrez;
  • de la crème solaire;
  • des chaussures adaptées à l’extérieur.

Le salaire

Salaires bruts : en 2019, ils étaient de 10.03 euros pour les cueilleurs, et 10.71 pour les débardeurs. En gros, vous gagnerez environ 100 euros par jour. Les frais de carburant et de train sont pris en charge, mais après notre validation !

Postuler dans la petite équipe

Pour postuler, veuillez nous  adresser un mail. Précisez d’où vous venez, si vous êtes motorisé, si vous avez des places dans votre voiture.

Priorité est donnée aux anciens, ensuite dans l’ordre des demandes.

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